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MONSANTO : Comment ils fabriquent des études scientifiques bidons !

Voilà une nouvelle affaire à charge contre les désormais trop fameux "Monsanto". Cette firme bien connue de l'agro-alimentaire fabrique le glyphosate, ingrédient principale du pesticide nommé "roundup" et que de très nombreux agriculteurs utilisent partout dans le monde.

roundup glyphosate monsanto.jpgCe produit (le glyphosate), au cœur des débats depuis quelques années est jugé extrêmement nocifs par certains écologistes (mais pas seulement). De nombreuses personnes ont tenté d'alarmer les pouvoirs publiques sur la dangerosité supposée de ce produit chimique et de son effet cancérigène. Pourtant, des rapports, des études scientifiques, semblaient prouver l’innocuité du produit, lui permettant ainsi de rester diffusé à grande échelle.

Seulement voilà, une nouvelle affaire nous apprend que Monsanto faisait en fait appel à des "ghostwriters", nous allons voir de quoi il s'agit.

Le journal "Le monde" nous apprend donc en se basant sur des documents internes rendus publiques suite à une information judiciaire (les "monsanto papers"), que la firme Monsanto écrivait elle-même les études qui abondaient dans son sens. En épluchant ces papiers, les journalistes ont dévoilé une importante fraude scientifique. Cette méthode du "ghostwriting" est simple, il s'agit simplement de faire rédiger des études scientifiques bidons (ou orientées) et d'y accoler un nom de scientifique reconnu et sans liens directs avec l'entreprise. Bien entendu, l'auteur "prête-nom" se voit rémunérer, ou devrait-on dire carrément : corrompu. Le but de cette manœuvre était de contredire les études de plus en plus nombreuses qui tendaient à démontrer l'effet cancérigène ou simplement nocif du glyphosate. En finançant des études biaisées ou disons, influencées, Monsanto souhaitait diffuser au maximum ses propres conclusions scientifiques et noyer celles des autres dans la masse des publications. En ayant les moyens de se payer des noms de scientifiques reconnus dans leur milieu, Monsanto pouvait voir ses propres études se faire relayer et devenir des références réputées parfaitement neutres, ce qui évidemment, n'était pas du tout le cas.

monsanto, roundup, ghostwriter, glyphosate

Que nous apprend réellement cette affaire ? Que les pesticides sont des saloperies ? Nous le savions déjà depuis fort longtemps. Que l'argent achète tout et que les grandes firmes de l'agro-alimentaire peuvent tout se permettre et tout corrompre ? Nous le savions aussi.

Au delà de ces conclusions évidentes, cela nous montre que la science est corruptible elle aussi. Cette science que l'occident moderne place au pinacle et dans laquelle il place si souvent ses espoirs d'avenir meilleur. "Science sans conscience n'est que ruine de l’âme", disait Rabelais, souvenez-vous-en. La science n'est pas mauvaise en soi, mais elle n'est pas ontologiquement vertueuse non plus, et nous sommes conscients du confort qu'elle apporte à nos vies (oui, j'imagine déjà les emmerdeurs : "sans la science tu ne pourrais pas écrire ton article"). Gardons cependant en tête que l'argent et le pouvoir peuvent corrompre même ce qui nous parait parfaitement impartiale et respectable. C'est pour cela qu'il faut savoir lire et trier l'information, rester distant et parfois méfiant.

Dans le domaine de la santé et de la forme, l'argument scientifique est sans cesse utilisé, et c'est très souvent pour nous vendre quelque chose : une méthode, un produit, un aliment magique. Ne soyez donc pas trop impressionnés par les arguments scientifiques, car ceux-ci ne valent rien s'ils ne sont pas couronnés par le sens commun.

 

- Franck -

En liens avec l'affaire :

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/glyphosate-ce-qu-il-faut-retenir-des-revelations-liees-aux-monsanto-papers_117118

https://www.lecho.be/opinions/edito/Les-fantomes-de-Monsanto/9939800

 

 

Commentaires

  • Dur à digérer cet article et surtout sa conclusion. Même quand on croit être en marge c'est clair qu'on fait confiance (à tord) absolument à la science.
    Open your mind. Merci !

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