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Retour sur l'intermittent fasting (jeun intermittent)

Le jeun intermittent, méthode miracle pour mincir ? Solution magique pour perdre de la graisse et gagner en masse musculaire ? Non, peut-être juste un gros « scam » d'internet... En tout cas ça marche et je vais vous expliquer pourquoi !

Je souhaitais revenir un instant sur le jeun intermittent (ou intermittent fasting). En effet, l'an dernier, j'avais réalisé l'expérience du jeun intermittent associé à la musculation. Vous pouvez d'ailleurs télécharger le journal que j'avais tenu pour l'occasion.

Entre temps, j'ai réalisé à nouveau l'expérience sur un mois (en mangeant de la viande cette fois), et j'ai encore une fois obtenu de bons résultats.

J'ai pu entendre ça et là, sur internet, de nombreuses critiques concernant cette « mode » de l'intermittent fasting. Comme quoi cette « méthode » serait sur-évaluée, qu'elle entraînerait le catabolisme (perte de muscles), etc... Et bien, pour tout vous dire, je suis assez d'accord avec ces critiques.

Tout d'abord, j'ai pratiqué le jeun intermittent avec circonspection, sans me soucier de savoir si il s'agissait d'une mode et sans jugement à priori. Ce que j'ai constaté c'est une perte de graisse rapide et remarquable avec un bon maintien des performances à la salle. Visuellement en tout cas, pas de gros sacrifice en terme de masse musculaire. J'étais franchement satisfait des résultats obtenus (à vrai dire, là est l'essentiel). À présent, si j'ai besoin/envie de perdre un peu de masse grasse, c'est clair que j'utiliserai encore cette méthode.

Je n'aime pas ce phénomène qui pousse à entrer en religion avec un mode d'alimentation. Paléo, végan, cétogène,... tout cela me fatigue au plus haut point. Je pense donc qu'il faut se méfier de l'effet de mode qui peut graviter autours de n'importe quel « régime », y compris le jeun intermittent. Il est évident que les personnes qui promeuvent cette méthode (Martin Berkhan par exemple) ont tout intérêt à vendre un peu de rêve, à exagérer les bienfaits, à prétendre qu'elle permet de devenir énormes et secs mieux que n'importe quoi d'autre. Je ne crois pas à ça, pas du tout. Je crois même plutôt que le jeun intermittent est en effet catabolique (qu'il détruit du muscle).

Mais tout d'abord, je n'ai pratiqué l'intermittent fasting que sur une durée d'un mois. Avec cette méthode, c'est assez long pour obtenir des résultats et assez court pour ne pas perdre trop de masse musculaire. Avec un bon entraînement et une bonne alimentation, j'ai maintenu mes performances et visuellement je paraissais plus musclé après (à la salle j'ai entendu des mecs parler dans mon dos... c'est bon signe en général). J'ai peut-être perdu un peu de masse maigre mais visuellement, l'effet était inverse. De toute façon, même les culturistes piqués aux hormones catabolisent quand ils sont au régime et sacrifient du muscle, c'est connu.

Ensuite, qu'on me raconte que le jeun permet des sécrétions d'hormones anabolisantes et optimise l'entraînement, là je reste très circonspect voire dubitatif... Après tout pourquoi pas ? Mais je doute quand même que cela soit décisif en ce qui concerne l'anabolisme. Les études montrent d'ailleurs qu'une augmentation de l'hormone de croissance sous forme de pic (comme avec le jeun ou avec certains types d'entraînement), n'entraîne pas d'augmentation de la masse musculaire. Pour cela il faut en effet une augmentation durable et soutenue.

 

Alors pourquoi le pratiquer ? La réponse est simple : parce que malgré tout cela, ça marche. Et pourquoi ça marche si bien ? Je vais essayer de vous apporter mes éléments de réponses.

 

Je pense que cela est la cause de deux facteurs, ou plutôt de la collusion de ces deux facteurs :

_Le premier c'est que le jeun intermittent propose un cadre strict.

_Le second c'est qu'il n'est pas un régime frustrant.

 

En effet, j'ai constaté qu'un régime réussi devait être très cadré. Si on est dans le flou on aura très vite tendance à accommoder des détails, à prendre un peu le large, et au bout de quelques jours, on se rend compte qu'on a changé sa diet du début à la fin. Un coup de flemme, des invités, pas le temps, et voilà qu'on modifie un repas en se disant qu'on va le rattraper plus tard, ce genre de choses ! Voilà ce qui peut faire échouer un régime. Avec l'intermittent fasting, le cadre est strict, facile à appliquer : on ne mange pas pendant 16 heures, on mange pendant 8 heures. Si vous tenez cet engagement à la lettre, vous réussissez la plus grosse part du contrat. Cette méthode n'a rien de magique, en réalité, on ne fait que créer un déficit calorique, c'est ça l'ingrédient mystère des régimes qui marchent. Sur seulement 8 heures de prise alimentaire, difficile de dépasser le montant calorique que l'on s'est fixé. Parce que oui, bien sûr, il faut quand même suivre une diet ! Par exemple 2200 ou 2500 kcal par jour, tout dépend de votre activité quotidienne, votre masse musculaire, votre niveau sportif...

C'est là qu'arrive le deuxième facteur ; c'est que ce régime n'est pas frustrant ! Lorsque l'on passe en mode « j'ai le droit de manger », on a l'impression de ne pas s'arrêter ! En seulement 8 heures, on ingurgite toutes les calories de la journée. Avec une bonne dose de légume et des protéines en quantité, ça ne laisse pas trop de place à la junk food. Alors à part si vous faîtes un régime à base de beurre de cacahuète, difficile de ne pas être en déficit calorique.

Ces deux facteurs combinés font que ce régime fonctionne. Il fonctionne simplement parce qu'il est simple à suivre. Il n'est sans doute pas adapté aux culturistes, mais ça n'est pas notre problème. S'il y a une chose que j'ai appris ces dernières années sur les régimes amincissants c'est qu'il faut être pragmatique. Ce qui fonctionne « sur le papier » n'est pas toujours transposable à la vraie vie. Il faut faire simple et cadré. Le meilleur régime, le plus efficace, c'est celui que vous pourrez suivre. Je tiens quand même à préciser que cette méthode ne serait pas très adaptée aux femmes (il paraît que ce n'est pas bon pour l'équilibre hormonale, je n'ai pas d'études sérieuses sous la main, je ne sais même pas si elles ont été faites, en tout cas, par principe de précaution je pense qu'il faudrait éviter). Je tiens aussi à dire que mon avis vaut pour un cycle court d'intermittent fasting, car je n'ai tenté l'expérience qu'un mois à chaque fois. J'ai quand même eu un retour d'une personne qui a fait ça sur 6 mois et qui a obtenu de bons résultats.

Cela me paraît très efficace si vous pratiquez déjà la musculation, que vous n'êtes pas en surpoids et que vous voulez simplement faire apparaître vos abdominaux. Bref, vous voyez que la réalité est toujours plus nuancée que les effets de mode ou les jugements catégoriques. Prenez les informations partout mais méfiez-vous des gourous, méfiez-vous des « méthodes », et méfiez-vous aussi de vous-même ! Et surtout, et c'est ça le plus important, faites votre expérience par vous-même.

 

- Franck -

 

Commentaires

  • Merci pour le retour.
    Je partage ton avis sur l'IF. Pour moi le plus gros avantage de l'IF c'est que cela peut rendre une diète hypocalorique facilement soutenable. De ce qu'on peut en lire sur la plus part des trop rares études sur le sujet il n'y a pas d'avantages en terme de pertes de masse grasse entre l'IF et un régime classique a apport caloriques égaux.

    Pour les pics hormonaux, meme avis, les pics que l'on enregistre et qui restent dans une marge "humaine" que ce soit en testo ou en GH n'ont vraisemblablement pas d effet majeur sur la croissance musculaire. Donc micro manager son alimentation et entraînement pour chercher ces pics n'est probablement pas la meilleur idée pour progresser.

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